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Cercle de coaching de femmes par Aurélie Le Guillou

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J’ai expérimenté le cercle de coaching de femmes d’Aurélie Le Guillou. C’est une expérience intéressante que d’aller vers les autres sans attentes, sans mise en scène et de partager un instant de vie? Le but, être dans l’instant, parler de façon libre et sans jugement.

Une des propositions d’Aurélie a été de nous exprimer durant trois minutes sur quelque chose sans préméditation en laissant venir. Je ne savais pas du tout quoi dire. Surtout que je suis arrivée à la bourre (… Oui, je sais) . J’avais une très vague idée de ce qui avait été évoqué avant mon arrivée. Mon cortex manquait donc cruellement d’imagination. Quand on a rien à dire il vaut mieux se taire, j’ai décidé d’écouter les autres dans un premiers temps.

Une personne a pris la parole, puis une autre (l’inconvénient d’être en retard). Chacune avec ses mots exprimait son ressenti, ses émotions. À un moment, ça a été  mon tour, j’ai demandé la pelote de laine qui servait de bâton de parole et quelque chose est venue. En échos au récit des autres, j’ai eu envie d’aborder un sujet qui m’a ébranlé et que j’ai transcendé de façon positive, à mon sens. J’ai évoqué la perte de mon père et la résonance que cela a eu dans ma vie. Évidemment, il me manque. Cependant, au-delà du vide laissé, j’ai grandi. Cela a réveillé en moi une envie de VIVRE. Cela m’a ancré dans ma propre vie, et en même temps, j’ai touché du doigt sa fragilité. Pour tout dire, je suis passée par différentes étapes, dont une qui m’a donné envie de me révolter contre ce que j’ai considéré comme une injustice. J’aurais pu rester là-dessus et nourrir ce ressenti. Le problème, c’est que cela n’apporte rien, bien au contraire la colère finie par être négative et rien de beau n’arrive quand tout est noir. Il faut du temps, c’est important de le prendre, surtout quand tout va vite autour de nous. Accepter, en faire un sentiment positif, sans tomber dans la fureur de vivre et de tout foutre en l’air.

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Aujourd’hui, un peu plus d’un an plus tard, je peux dire que cela m’a permis de comprendre certaines choses en accéléré. J’ai grandi, beaucoup. J’ai pris conscience de certaines réalités, avant je les connaissais, mais elles ne me touchaient pas. C’est une énergie forte que la perte d’un proche, elle fait écho à son histoire, à ce qu’on a partagé, à ce que l’on est. J’ai eu l’immense chance de pouvoir dire au revoir, d’accompagner et d’être là. Au milieu de tout, il y a eu des moments de grâces, qui sont de précieux souvenirs.

Face au deuil,  il y a deux façons de réagir : ne plus parler de la personne ou la faire vivre dans des anecdotes au détour d’une conversation. J’ai choisi la seconde version, pour ne rien oublier, ni d’où je viens, ni ce qu’il a laissé, pour que mes enfants sachent de qui je parle. Aussi étrange que cela puisse paraître, mon père est très présent dans ma vie, avec la même douceur, la même bienveillance dont il a toujours fait preuve.

Si je me permets de partager ce ressenti, c’est que dimanche à la fin de mon intervention, j’ai pris conscience que trois petites minutes pour parler de la mort ce n’étaient pas suffisant. J’ai voulu clarifier ma pensée.

Si vous êtes tenté de participer à un cercle de femmes, rassurez-vous les sujets abordés sont divers et souvent bien plus léger. En même temps, je garde à l’esprit qu’aucun de nos échanges n’étaient prémédités, nous sommes toutes reparties fortes de ces expériences partagées, quelle que soit la résonance qu’elles aient eu en nous, le reste nous appartient.

Vu que cet atelier a eu un vif succès Aurélie a déjà ouvert la prochaine session.

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