In Les belles personnes

#Portrait Stéphanie Jannin

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J’avais très envie de publier ce post. Souvenez-vous je voulais faire une galerie de portraits de femmes montpelliéraines au parcours atypique j’ai commencé avec Miki Kaya, puis Barbara je pensais réitérer plus rapidement. Mais comme le dit si bien Emma on est pas des rapides.

Il n’empêche, je suis très contente de continuer cette série avec Stéphanie Jannin. Si vous êtes de Montpellier il y a de forte chance pour que ce patronyme ne vous soit pas inconnu. La jolie blonde est élue à l’urbanisme à la Ville de Montpellier et à la Métropole. Rien que ça !
A force de la croiser, j’ai eu envie de la rencontrer. Il aura fallu coordonner nos agendas une paire de fois, mais on y est arrivé. Un matin devant un café on a parlé de son parcours, de son métier, de son rôle actuel auprès de la ville. Si j’ai été surprise qu’elle accepte naturellement notre entretien, j’ai été ravie de rencontrer une femme droite dans ses bottes, accessible, à l’écoute avec des idées novatrices et œuvrant dans le paysage politique avec l’ambition d’amener sa pierre à l’édifice.

D’ailleurs tout part de là : de la volonté d’agir sur la société, à l’idée de construire ensemble une société nouvelle qui on peut l’espérer sera meilleure, car on y aura participé. Pour elle nous sommes tous concernés, râler c’est bien, mettre la main à la pâte c’est mieux.

Stéphanie Jannin est architecte urbaniste, un métier qui la passionne. Pourtant avec le temps elle comprend que la finalité de ses projets est ailleurs, dans les sphères politiques qui restent décisionnaires. Qu’à cela ne tienne, elle envoie un mail à l’élu à l’urbanisme de la ville : Philippe Saurel, l’homme semble avoir une image différente, une personne accessible, pleine de proximité, intéressant dans sa façon d’aborder les choses .
Qui ne tente rien n’a rien, pas vrai ?
Ça fonctionne, elle lui propose son aide, il accepte, pendant 5 ans elle donnera son avis sur l’aménagement du territoire de la capitale héraultaise. Elle suivra les élections, soutenant celui qui lui a fait confiance, jusqu’à sa nouvelle double fonction : présidente déléguée de la commission « Aménagement et Urbanisme », et deuxième adjointe au maire déléguée à l’urbanisme et l’aménagement durable. Une première, qui permet une cohérence dans l’aménagement du territoire.

Pour elle, le poids des projets portés par les élus est une vraie responsabilité car l’argent utilisé est public, on n’a pas le droit à l’erreur. Une notion très présente dans le discours de Stéphanie, tout comme l’idée de tisser un lien durable entre le public et la ville, comme une place qu’on lui prête pour réaliser une mission dictée par les montpelliérains. Sans s’excuser d’être là, elle a compris qu’elle pouvait changer les choses en profondeur pour peu qu’on lui en laisse le temps.

Durant notre entretien, nous avons parlé de la parité hommes/femmes qui pour elle est présente même si de gros efforts restent encore à faire pour les femmes seules avec ou sans enfant. Nous avons évoqué les nouvelles orientations de la ville: la Métropole, le label French Tech (on y reviendra): de belles actions qui valorisent la ville, son patrimoine entrepreneurial et encourageant la fluidité du développement économique, autant d’initiatives qui mettent Montpellier en avant.
Nous avons aussi évoqué la notion d’écologie dans l’urbanisme, un sujet qui me tient à cœur, je m’attendais à entendre parler d’éco-villages pour un futur proche. En fait pas vraiment, Stéphanie trouve ses nouvelles technologies intéressantes mais préfère les laisser faire leurs preuves avant de les adopter. Pragmatique, elle privilégie une qualité de vie durable:  des logements ayant une bonne inertie, prenant en compte les futures réparations, le déplacement du lieu d’habitation au lieu de travail, les espaces pour le bien-être et leurs gestions, la mixité, la facilité d’accès des équipements.

Concevoir des projets urbains qui prennent soin des gens, tout en restant abordables. Réparer la ville là où elle en a besoin, les équipements viennent après même s’ils peuvent être pensés en amont. Comme la chaufferie à bois qui alimente Port Marianne, le photovoltaïque du quartier des Grisettes, les campagnes de sensibilisation et d’éducation sur le tri des déchets, avec une optimisation de la collecte.

Un parcours qu’elle n’aurait pas imaginé mais qui la ravie: passer de citoyenne qui partage ses compétences au rôle d’élue en gardant une liberté politique. C’est une nouvelle façon de penser sa place au sein de la société qui permet à tout un chacun d’œuvrer à sa manière sans se rallier obligatoirement à un parti.

Inutile de préciser que l’emploi du temps de cette maman de trois enfants est réglé comme du papier à musique, le quotidien laisse peu de place à l’imprévu. En maman présente, Stéphanie organise son temps afin qu’une fois à la maison elle puisse poser son portable et être présente pour les siens, c’est une priorité non discutable.
Cette organisation bien rodée repose sur le partage des tâches au quotidien, avec en ligne de mire sa priorité. Étant très manuelle, elle partage dès qu’elle le peut des activités créatrices avec ses enfants entres deux promenades dans les Cévennes pour se ressourcer.

Pour les lectrices de LCDM elle a accepter de répondre à un mini questionnaire de Proust:

  • Une passion: les cartes géographiques car elles sont silencieuses tout en étant une grande source d’informations.
  • Un rituel beauté: Un hammam de temps en temps avec une amie.
  • Votre dernier livre: « L’île du serment » de Peter May, un polar sombre et palpitant qui nous transporte de l’Écosse de 1850 au Canada d’aujourd’hui, avec en toile de fond une histoire d’amour impossible et « Tribulations d’un stradivarius en Amérique » de Frédéric Chaudière, luthier à Montpellier, passionné et passionnant, dont j’ai visité récemment l’atelier rue du Bayle dans l’Écusson. L’histoire nous plonge dans la féerie de l’histoire Crémonaise, berceau de la création d’instruments qui font aujourd’hui encore rêver.
  • Une émission de télé, de radio: J’écoute plus la radio que je ne regarde la télé. Sur les ondes j’aime « l’Esprit Public » chaque dimanche matin, un regard précis et étoffé sur l’actualité politique de la semaine. Quand j’ai le temps « Un jour, un destin » sur le petit écran.
  • Vos bonnes adresses sur Montpellier:
    Pour un apéro entres amis: Le marché St Roch, l’Esprit vin, Latitude café, la Pleine Lune
    Le midi: Le Baroque rue Cabanel, excellente cuisine ou le Spicy Coffee sur le parvis de la mairie, les delicieux sandwiches du stand italien des halles Jacques Coeur
  • Quelques plaisirs gourmands très recommandables: Se commander un plateau de fruits de mer à la Pêcherie, un bon couscous à Figuerolles, un plateau libanais au « Saveur du liban » rue du faubourg Figuerolles, manger vietnamien chez Thanh Lang rue Durand, déjeuner au bord de l’étang de Thau, manger des moules à Palavas, la liste est non exhaustive…

Merci beaucoup à Stéphanie Jannin pour son temps et sa disponibilité. Ses idées novatrices donnent un autre regard sur la politique, axé vers un esprit plus communautaire. Et vous que pensez-vous de ce fonctionnement? Y’a-t-il des personnes que vous désirez voir en portrait sur LCDM?

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