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Lu en octobre #2

Comme je vous l’ai dit la semaine dernière j’ai lu quatre livres pendant mes vacances; les deux autres sont Le livre des Baltimore de Joël Dicker et La chambre des officiers de Marc Dugain.

Je vous avoue que les deux sont pas joyeux-joyeux.

Pour le premier, on retrouve presque le même décor que dans La vérité sur l’affaire Harry Québert; un bord de plage sur la côte Est des USA, le même écrivain en manque d’inspiration; Marcus Goldman, qui s’inspire encore une fois de l’histoire des autres pour écrire un bon livre. En somme, c’est un second roman plutôt raté. Le mystère du « Drame » ne vous tient pas en haleine comme il l’avait si bien réussi dans La vérité sur l’affaire Harry Québert, les personnages ne sont pas si attachants que ça, et l’histoire parait vraiment invraisemblable à force de coïncidences bien trop grosses. J’adresserais la même remarque à ce livre, que celle qu’il y a bien des années on a adressé aux Misérables d’Hugo (bien que les deux soient incomparables), les coïncidences sont telles qu’elles sont invraisemblables. Sérieusement, quelle est la probabilité que le chien de votre amour de jeunesse gratte à votre porte un matin pluvieux? Aucune. Clairement aucune. Hormis les hasards plus que douteux et un brin lourds, le livre est bien construit, mais trop de flash-backs à mon goût; il ne se passe pas une page sans qu’il revienne sur le passé plus ou moins proche. Il tente de nous tenir en haleine avec ce « Drame », sauf qu’il se trahit avant la fin. Bref, ça aurait été un très bon roman, s’il n’y avait pas eu La vérité sur l’affaire Harry Québert avant, malheureusement le second roman est toujours le plus difficile pour un auteur à succès comme l’est Joël Dicker, ainsi surpassé  son excellent premier roman semble être une tache difficile. À quand son prochain roman?

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Mon second livre était La chambre des officiers de Marc Dugain, qui est un auteur français, né en 1957 au Sénégal à qui l’on doit une dizaine de romans aux personnages plutôt variés, les histoires ne sont jamais les mêmes, il y a un renouveau perpétuel dans ses romans. Il écrit en 1998 La chambre des officiers et reçoit le prix des libraires, des Deux-Magots et Roger-Nimier. L’histoire qu’il raconte dans La chambre des officiers est celle non pas qu’il a vécu, ou qu’un de ses proches à vécu, mais plutôt celle qu’il s’est imaginé après avoir passé son enfance à suivre son grand-père, chirurgien, dans ce qu’il appelle le « château » des Gueules cassées. Il nous raconte l’histoire d’Adrien, un jeune ingénieur, qui est incorporé dans l’armée lorsque la guerre éclate en 1914. Avant de prendre son train en direction de sa garnison il fait la rencontre de Clémence, une jeune femme dont il tombe sous le charme , ils passent sa dernière après-midi de liberté ensemble, et il lui fait promettre de lui laisser son adresse. À peine eut-il posé un pied sur le champ de bataille qu’il se retrouve sous une explosion d’obus, transporté au Val-de-Garde dans des conditions atroces, et enfermé deux ans dans ce « château » immaculé où les faciès tuméfiés se rencontrent. Il nous raconte alors, deux ans de cette vie de solitude et de désespoir, Adrien pense une fois seulement au suicide, et renonce pour ne pas « finir un travail commencé par un Boche ». Au travers de ce roman, Marc Dugain livre le quotidien d’un blessé de guerre, d’un écorché vif qui va réussir à sortir de l’image qu’on les autres de lui, pour vivre et profiter de la vie. C’est à la fois un message d’espoir, mais également le témoignage d’une époque; 1914-1918, de la haine des Boches, de la déception à l’armistice et une vision autre que celle à laquelle nous sommes le plus souvent habitués; celle des poilus dans les tranchées, bravant le froid, la faim, la maladie et les allemands.

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