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L’agenda des Myrtilles ou le film de Milo

C’est aujourd’hui, le rituel de fin de semaine, oú on vous donne des pistes pour le week-End qui d’ailleurs s’annonce ensoleillé.
Cette semaine je vais changer un peu de forme, je ne sais pas ce que font Maya et Lelou, mais je vous recommande de vous ruer au cinéma, pour voir:
« David et Mme Hansen ».

Je n’avais pas vu la bande annonce (toujours pas de télé) et les drames ne me passionnent pas.
Cependant, lassée de rester enfermée, gros bidon oblige, mardi j’ai tenté ma chance à l’avant première, accompagnée de mon homme. Lui il est venu parce c’est Alexandre Astier qui signe le film, et moi parce que c’est lui aussi mais surtout parce que s’offrir Adjani sur un premier long métrage ça pousse à la curiosité, que l’on aime ou pas la star française. Personnellement je ne suis pas très fan, mais j’ai du respect.
Le rôle de Mme Hansen-Bergman semble cousu sur l’actrice, elle est belle de justesse. Quand au réalisateur/acteur/compositeur/scénariste,  il se révèle touchant dans la peau d’un thérapeute refusant de se laisser étouffer par le cadre de ses supérieurs. Les personnages secondaires sont sans fioritures, et ils gagnent en justesse ce qu’ils perdent en larmoiement. J’ai eu un coup de coeur pour le directeur de l’établissement, (le tee shirt des Gun’s and Roses et le panama j’ai adoré), son côté si faussement loufoque qui pousse à l’instinct dans un monde de contrôle (l’homme rajoutera qu’il lui a fait tendrement pensé à l’inénarrable Professeur Straus dans « H »).

Ce que la pellicule déroule, c’est la relation de patient à soignant sur un fond de drame. Ce rapport fragile, comme n’importe quelle rencontre, qui peut se jouer très vite et se retrouver fixé dans l’inertie. Astier prend le contre pied de la médicamentation, si présente dans les cliniques, pour laisser sa patiente venir doucement avec ses valises, vers lui. Personne ne sait où ça va les mener, il tort le cadre des institutions pour faire de la place au malade/patient à la personne, en l’écoutant. C’est là qu’est le risque d’entendre la souffrance de l’autre. Le thérapeute se laisse prendre par la main, il l’accompagne, mais ne lui impose rien, c’est elle qui guide.
Il en ressort un film pareil à une partition de musique, aux variations équilibrées, aux dialogues tranchants et drôles avec un rythme qui se tient jusqu’au bout.

Ce qui aurait pu être un film dégoulinant de pathos se révèle au final juste… et vrai.
Mention spéciale pour la musique, composée par Mr Astier.

La B.O:
http://youtu.be/E5rOSHh6CEI

Enfin, comme tout les vendredis l’avant dernière des Estivales vous attend sur la Comédie, et c’est le dernier samedi pour l’exposition Mika Rottenberg à la Frac (Ici)

 

Bon Week End

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