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Piste de lecture

Book_ hypokhagne_lecture_classique_french

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C’est un difficile retour à la réalité qui m’a pris par surprise (enfin pas vraiment) le jeudi 1er septembre; ma rentrée dans le supérieur. Je suis rentrée en hypokhagne, lettres supérieures, prépa littéraire, bref appelez ça comme vous voulez… à Joffre à Montpellier. J’avoue que j’appréhendais pas mal, la prépa n’étant pas l’endroit le plus cool et épanouissant du monde, mais bon comme on dit « qui ne tente rien n’a rien ». Bon, je ne vais pas vous barbez plus avec mes études, mais j’en profite pour vous donnez des conseils de lecture. J’ai eu l’immense chance de recevoir une liste de 15 pages de livres qu’il serait préférable de connaitre en littérature, philosophie, histoire, géographie, anglais, espagnol… J’ai donc lu pas mal de classiques cet été et pour tout vous dire ça ne m’a pas déplu.
J’ai donc fait un top 5 des livres de mon été:

5. La nausée, Sartre.
Ce livre ne vous rendra pas heureux, tenez le pour dit. Le personnage, Antoine Roquentin, raconte dans son journal intime sa vie peu passionnante, et le dégout que lui provoque la vie, quand ces pulsions de dégout le prenne face à des situations du quotidien, il évoque « la nausée », d’où le titre. J’ai ressenti le mal-être profond du personnage, l’insatisfaction provoquée par la vie, et j’avoue que l’on peut facilement se reconnaitre au travers de ces sentiments. C’est un roman philosophique qui résulte de longues années d’étude de la philosophie et des comportements humains, jugé désespéré et nauséabond à sa parution, mais qui reste un classique de la littérature/philosophie française.

4. Les faux monnayeurs, Gide.
Prix Nobel de littérature 1947. Il faut tout de même s’accrocher plusieurs intrigues s’entremêlent, les personnages sont tous liés d’une manière ou d’une autre. Ce roman montre les limites de son genre littéraire, avec les changements réguliers et fréquents de narrateur, parfois c’est un personnage qui parle, parfois l’auteur s’adresse directement aux lecteurs, puis parfois c’est un roman épistolaire, un journal intime… On a beaucoup dit de ce livre qu’il avait révolutionné les critères du roman.

3. L’étique aujourd’hui, Ogien.
Ce n’est pas vraiment un classique de littérature, mais plutôt un essai philosophique (pas barbant du tout) qui traite de l’éthique dans notre monde contemporain, c’est un livre tout à fait abordable, qui m’a beaucoup intéressée car il traite de thèmes qui reviennent souvent dans les discussions et les débats, et aussi de sujets tabous comme la masturbation, la sexualité. Mais qui revient également sur l’idée de vertu, de devoir envers soi même, et pleins de questions que l’on se pose.

2. L’éducation sentimentale, Flaubert.
C’est un gros pavé je vous le dis tout de suite. Je pense qu’il n’y a pas de juste milieu; on adore ou on déteste. J’ai accroché très vite à l’histoire, aux personnages, à cet amour impossible entre Frédérick et Madame Arnoux, son véritable amour. C’est aussi l’histoire d’une amitié qui survit à bien des offenses, à bien des outrages et des trahisons. Un régal.

1. La vie est ailleurs, Kundera.
C’est l’histoire d’un poète raté. Raté, parce qu’il n’a pas vraiment choisi de devenir poète, sa mère le fait pour lui. C’est aussi l’histoire d’un amour maternel sans limites, exclusif, parfois presque malsain. La toile de fond du roman est la société communiste tchèque des années 60 sous le joug de Moscou et les débuts de la révolution tchèque. Malgré le côté historique et engagé du au contexte du roman, le lecteur se focalise sur Jaromil, parfait anti-héros, qu’on fini tôt ou tard par détester, et cette mère abusive et folle d’amour pour son fils.

 

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  • Sabrina
    7 septembre 2016 at 10:02

    Lors de mon passage en hypokhâgne (il y a fort fort longtemps), j’avais adoré « Les faux-monnayeurs », et rêve depuis de passer par Saas-Fee ! 😉