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Journal d’une TDAH #1

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Nouvelle ère, nouvelle rubrique. Me voilà en dispo pour développer mon activité et en parallèle me voilà flanquée d’une nouvelle qui vient chahuter mon quotidien, bousculer mon emploi du temps et surtout mon fonctionnement. Ce billet aurait pu commencer comme ça:
-« Bonjour, je m’appelle Maguelonne, j’ai quarante ans et je viens d’apprendre que je suis TDAH » (Trouble Déficit de l’Attention / Hyperactivité).

Rappelez-vous pour celles qui me suivent, j’avais évoqué une formation Barkley sur ma page Facebook et j’avais parlé succinctement de ce trouble ici. Aujourd’hui, j’ai envie de partager et d’échanger avec vous sur ce sujet.
J’ai imaginé cette nouvelle rubrique : Journal d’une TDAH. De façon plus ou moins régulière, j’aimerais évoquer les différentes étapes que je vais traverser pour me familiariser avec ce trouble, les outils que je vais mettre en place et leurs nécessités.
Il serait légitime de commencer par le début en vous expliquant comment j’en suis arrivée à écrire ce billet et ce qu’est le TDAH.

C’était il y a plus d’un an, je buvais mon café avec une de mes collègues. Au fil de la conversation, j’apprends que son ado passe des examens pour savoir s’il est TDAH. Plus elle me parle de son fils, plus j’ai l’impression qu’elle parle de mon fils et de moi. C’est une sensation étrange qui m’envahit. Je ne suis pas du genre à transposer ma vie à celle des autres. J’ai un parcours assez atypique. Pourtant, quelque chose me parle. Étant en formation de Sophrologie j’ai aussi une forme de curiosité « professionnelle ». Bref, j’ai fini par prendre rendez-vous à l’hôpital Lapeyronie, avec le Dr Gachet, pour un premier examen.

Marie Gachet est jeune, dynamique, notre entretien s’est très bien passé. Durant la séance, elle remplit un questionnaire au fil de la conversation. Ce jour-là, j’ai pris conscience de la nature de mon fonctionnement. Que se soit dans ma façon de ressentir mes émotions, ou de faire les choses.
Par exemple, être celle dont on dit : « Oui, mais c’est Maguelonne, elle est comme ça… » (le truc lourd qui laisse sous-entendre un côté relou mais gentil), fait partie de ce que mes proches ont pu dire de moi.
Cet entretien a mis des mots sur des ressentis.
Au bout d’environ une heure, elle m’a diagnostiqué TDAH et m’a proposé que l’on se revoie pour faire le bilan. Je suis rentré chez moi avec un questionnaire de 25 pages à remplir et à lui renvoyer. Dans le dossier, il y a un questionnaire destiné à la famille. Ce n’est pas toujours évident de trouver la réponse juste, ce n’est pas facile d’être impartial envers soi-même. Lors du second rendez-vous, elle m’a confirmé son diagnostic. Enfant, j’aurais pu avoir accès à un traitement médicamenteux pour m’aider (je ferais un billet sur le TDAH et les enfants), aujourd’hui, j’ai développé seule des outils, d’autant plus avec ma formation, de l’adolescence à aujourd’hui. Les personnes TDAH fonctionnent de manière intuitive et non séquentielle, ce fonctionnement est considéré comme un désordre neurologique, non comme une maladie. Pour aller plus loin, c’est par là.

Le Dr Gachet m’a proposé plusieurs axes pour améliorer certaines difficultés : essentiellement mon côté hyperactif et mon déficit attentionnel. Plusieurs options s’offrent à moi : des ateliers adultes, une rééducation à l’aide du logiciel COGMED qui se fait avec le suivi d’un psychologue, des séances chez un ergothérapeute, prendre un traitement.

Les ateliers débutent en avril, en attendant, je me suis engagée à suivre le programme COGMED. Concernant l’ergothérapeute, je verrais par la suite si j’en ressens le besoin. Le traitement sera une solution peut-être sur quelques mois. En effet, je passe ma certification par correspondance.
J’ai fait ce choix, car durant un an je me suis formée à la Sophrologie et au Coaching de vie auprès d’une Sophrologue certifiée. Ce fut une formation très dense, j’ai eu la chance de la pratiquer en duo. Les personnes TDAH apprécient particulièrement ce type d’apprentissage. L’échange étant constant on ne peut pas faire autrement que d’être là. Cette formation étant d’ordre privée, elle n’est pas certifiante. Aujourd’hui, je vais devoir apprendre à bosser seule devant mes cours et à devoir structurer mon apprentissage afin de valider ma certification. Je sais que cela ne sera pas facile dans un premier temps, car ce n’est pas dans mon fonctionnement.
L’apprentissage de COGMED est une vraie rééducation qui me semble une bonne alternative pour commencer… Stay Tuned.

Dr Marie Gachet, Hôpital Lapeyronie. Traitement et suivi du TDAH chez l’adulte et l’adolescent à Montpellier

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